Ce mercredi, 28 mars 2018 à Kaloum centre administratif et politique de la Guinée, les femmes de l’opposition républicaine ont finalement organisé leur meeting avorté la semaine dernière pour de raison de conformité à la loi.

Un parcours qui a conduit les femmes jusqu’au ministère de la justice garde des sceaux où elles ont transmis leur mémorandum au ministre Me Cheick Sacko.

Tôt le matin, ces femmes habillées en boubou blanc avec le foulard rouge autour de la tête ont commencé à se regrouper du côté du Buffet de la gare à Kaloum. Armées de leurs pancartes, affiches et placards, elles ont scandé justice pour nous enfants qui sont morts. Sur les affiches et sur des pancartes, on apercevait les effigies de certaines victimes des manifestations politiques.

Dans un élan de responsabilité et de non violence, ces braves dames ont parcouru une distance estimée à 500 mètres avant d’arriver à la chancellerie du ministère de la justice où était déjà le premier responsable.

Sur place et devant le ministre de la justice, ces dames de l’opposition républicaine ont, dans une déclaration déclaré que l’objectif de cette mobilisation est de lancer une invite au département de la justice à faire la lumière sur toutes les tueries lors des manifestations de l’opposition.

S’adressant au ministre de la justice au nom des femmes mobilisées, Mme Bah a déclaré : « En tant que ministre de la République, nous vous demandons humblement de faire toute la lumière sur la tuerie de nos enfants et nos maris. Ce ne sont pas des femmes de tel ou tel bord. Ce sont tout simplement des femmes de la Guinée, des mères de famille qui sont devant vous. »

Après elle, certaines femmes ont également transmis la voix des autres femmes dans les langues nationales locales. Toutes ont dénoncé l’injustice, l’insécurité et la corruption sous toutes ses formes.

En réponse et visiblement fier de la démarche républicaine des femmes, Me Cheick Sako a promis d’œuvrer inlassablement afin que toutes les lumières soient apportées à ces différents cas.

C’est ainsi que les femmes par la voix de leur porte parole ont transmis leur mémorandum et au ministre qui, à son tour a promis de répondre par écrit. « J’ai pris bonne note et je vais vous répondre par écrit », a-t-il promis.

Par ailleurs, il a voulu mettre les points sur i, devant certaines accusations « gratuites » selon lesquelles, la justice ne fait rien pour apporter la lumière sur les cas de tuerie. « Vous pouvez dire que la justice est lente mais les enquêtes sont en cours. Pour preuve, un capitaine de police va comparaître devant les juridictions ce 29 mars 2018 pour répondre des accusations sur la mort d’un jeune manifestant à Bambéto en 2017 », a-t-il tranché.

A noter que ce sit-in des femmes de l’opposition républicaine à Kaloum n’a enregistré aucun incident.

Boeboe Beavogui

 

PAS DE COMMENTAIRES

LAISSER UNE RÉPONSE