A quelques jours du début du mois Saint de Ramadan, les Guinéens sont préoccupés avec l’augmentation des prix des denrées de première nécessité dans nos marchés. Une véritable épreuve pour les femmes, les premières qui affrontent tous les jours les réalités dans les différents marchés de Conakry où les prix ne cessent de flambée au vu et au su des autorités. Du riz toute catégorie confondue, le fonio, la farine, l’huile (arachide et palme), oignon, pomme de terre et autres ingrédients, ont subi une augmentation de prix.

Le kilo du riz du pays (barabara) qui se négociait entre 6 000 et 6 500 GNF selon les marchés et les clients, est monté à 7500, voire 8000 GNF. Le riz importé a aussi connu une légère augmentation. Le sac de 50 kilos vendu entre 170 000 et  180 000 GNF est passé à 230 000 GNF. Le kilo est passé de 5 500 à 6000 puis à 6500 GNF. L’autre qualité du riz importé hautement appréciée par les consommateurs à cause de sa saveur connait une réelle augmentation. Le sac de 50 kilos est passé de 270 000 à 290000 voire 300 000 GNF. Pire, le riz parfumé et autre de même catégorie n’est plus à la portée des familles démunies.

Le bidon d’huile d’arachide de 20 litres  se négocie entre 190 000 à 200 000 voire 225 000 GNF et celui dit sans cholestérol se négocie entre 270 à 280 000 GNF. Soit une augmentation de 15% en un mois. Le bidon de 20 litres d’huile de palme se vend entre 180 à 190 000 voire 200 000 GNF par endroit.

Le sac de sucre de 50 kilos vendu dans un passé récent à 380 est passé à 400 000 voire 405 000 GNF soit 9000 GNF le kilo.

Le sac de pomme de terre est passé de 160.000 à 170.000 et à date à 180.000 GNF selon les marchés.

Le sac d’oignon vendu entre 105.000 et 110.000 GNF est à ce jour vendu à 120 000 GNF.

Pour qui est de la viande, le kilo varie entre 30 000 et 35 000 GNF. Que dire de la tomate, du piment, du sel etc. Bref, chaque article connait une augmentation. Des flambées de prix qui pourraient évoluer si aucune action n’est entreprise par les autorités en accord avec les commerçants importateurs de  produits à grande consommation.

 

La requête du GOHA

 

Constatant des débuts d’augmentation des prix des produits à grande consommation, le groupe organisé des hommes d’affaires (GOHA) a invité par voix de presse les commerçants à faire preuve de sacrifice. S’adressant surtout à ses membres, Abdallah Chérif Baldé, président de ladite structure a plaidé pour une baisse drastique des prix des produits de première nécessité afin de permettre aux fidèles musulmans de passer le ramadan sans grande difficulté. Par ailleurs, il a lancé un appel solennel au gouvernement à prendre toutes les mesures idoines pour faciliter l’importation des produits.

 

L’option du gouvernement

 

Le gouvernement de son côté n’a pour l’instant pas fait une communication dans ce sens mais est récemment revenu sur les mesures douanières annoncées aux importateurs concernant les denrées de premières nécessité. Du coup, le riz, la farine, le sucre et l’huile sont hors taxe. Autant donc dire que les augmentations « fantaisistes » du moment n’ont aucune justification fiable.

 

Aboubacar Condé

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