Il a été constaté par endroit ce lundi, 04 juin 2018, un manque partiel de carburant dans les essenceries. Des véhicules en fil indien devant certaines stations, des usagers de la route peinés par les embouteillages et le manque criard de transport urbain en commun. C’est le triste tableau de ce premier jour de la semaine à Conakry.

 

Affectés par cette situation, certains citoyens rencontrés évoquent les conséquences collatérales tout en interpellant le gouvernement à prendre toutes ses responsabilités afin d’éviter toute augmentation du prix de l’or noir à la pompe.

 

Réactions :

Mamadou BAH rencontré dans une station service à Cosa : « On a constaté qu’il n’y a pas de carburant. Partout où je suis passé on me dit qu’il n’y en a pas et quand tu en trouves c’est une file de personne qui attend pour être servi. Pour le moment on n’a pas constaté d’augmentation sur les prix »

 

Isaac KABA fonctionnaire coincé dans sa voiture à la rentrée d’une station à Kipé « puisqu’il n’y a pas d’essence, c’est ce qui fait retarder les gens. Ça fait presqu’une heure maintenant que nous nous sommes arrêtés ici pour attendre d’être servi. Cela va forcément jouer sur le service aujourd’hui parce que nous devons aller en ville pour travailler et voilà qu’on est bloqué. »

 

Sékou BAH, réside à Sangoyah : « Je suis passé par la cité Enco5 et j’ai trouvé qu’il n’ya pas de carburant. Ici (Cosa) encore on me dit la même chose. Nous ne voulons pas d’augmentation parce que quand le prix du baril a diminué, il n’y a pas eu de changement de prix chez nous. Donc même si ça manque, il ne doit pas y avoir une augmentation. Nous estimons que l’Etat a eu suffisamment des intérêts depuis que le prix du baril a diminué à l’échelle internationale.»

 

Propos recueillis par Emmanuel Boèboè BEAVOGUI

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