Grosse frayeur. Le centre ville de Kaloum a connu par endroit des mouvements de jeunes et de femmes réclamant du pouvoir la réouverture des classes ce lundi matin aux environs de 9h. Des mouvements sporadiques parfois violents ont été signalés presque partout à Kaloum exigeant plus d’effort du gouvernement dans la résolution de la crise qui affecte le système éducatif guinéen.

Des hommes et femmes visiblement déterminés ont brûlé des pneus un peu partout dans la presqu’île de Kaloum. Des cris de cœur des femmes désemparées et inquiètent qui ont été transportés vers le boulevard du commerce où se trouve le siège de la présidence de la République et la banque centrale de la République de Guinée.

Ici, les manifestants ont exigé la réouverture des classes sans délais et sans conditions le tout avec des mots hostiles au pouvoir en place et à l’endroit du président de la République. Comme pour dire que le président de la république doit comprendre la hantise de la majorité silencieuse et trouver rapidement la solution à la crise.

Arrivés au boulevard du commerce, les manifestations ont été gérés par le général Ibrahima BALDÉ et Baidy Aribot, respectivement Haut commandement de la gendarmerie et 3e Vice président de la Banque centrale qui ont réussi grâce discours franc de toucher la sensibilité de certains manifestants

En un mot comme en mille, le pouvoir a tout intérêt de prendre la mesure de la situation qui prend des proportions inquiétantes pour le commun des mortels. Il doit, dans l’urgence, opter pour une frappe « chirurgicale » parmi ses ministres et conseillers qui l’empêchent de voir la réalité.

Cette nébuleuse situation inconfortable et dommageable doit être analysé avec objectivité et responsabilité afin que chaque guinéen évite de poser des actes contraires à la norme sociale et de nature à saper le processus démocratique.

Devant cette situation impensable à Kaloum, certains observateurs se posent certaines questions avec acuité notamment pourquoi cette manifestation s’est presque généralisée dans le centre ville? Est-ce un simple cri de cœur des parents et élèves ? Est-ce un coup bien planifié ? Est-ce une tentative dont l’objectif est le renvoi du gouvernement Youla ? Des questions qui sont posées et qui doivent avoir un début de réponse de la part des services de renseignement.

Toujours est-il qu’il aujourd’hui important que les guinéens sachent la solution à cette crise n’est pas forcement la violence. Parents, élèves, acteurs de la société civile, chacun en ce qui le concerne doit agir avec discernement, responsabilité et patriotisme car, avec la violence on risque de sacrifier le devenir des générations montantes.

Et le gouvernement de son côté, doit agir avec intelligence, célérité et responsabilité afin d’éviter au pays des crises sociopolitiques aux conséquences douloureuses.

Aboubacar Condé

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