La commissaire Ramatoulaye Bah a, dans une déclaration rendue publique le lundi dernier à Conakry protesté ouvertement contre son exclusion de la mission de la CENI pour l’installation des démembrements dans les régions de la Moyenne Guinée. Une exclusion souhaitée par le président de la délégation spécial de Pita.

A l’entame de sa déclaration, l’ex ministre de l’industrie et des PME est revenue sur les circonstances dans lesquelles, elle a appris son retrait sur la liste des commissaires : « Une semaine avant notre mission, le président de la CENI est venu nous lire une lettre signée du président de la délégation spéciale de Pita invitant la CENI à l’installation des démembrements et récusée la présence de Hadja Ramatoulaye dans la délégation devant partir à Pita », a déclaré la commissaire.

Une décision incompréhensible pour Dame Ramatoulaye : « Je me prépare donc pour voyager dans les 2 localités j’ai été surprise de la décision du président de la CENI m’invitant de ne pas y aller Pita encore moins à Dalaba.  L’argument de Me Kébé est de préserver le bon climat entre l’institution et les partis politiques et, également que ma sécurité était sous menace» explique la commissaire.

Mais pour elle, il y’a d’autres raisons non évoquées. « En 2015 dans ces localités (Pita et Dalaba) j’avais rejeté la liste de l’UFDG. A Pita par exemple, la liste établie par l’UFDG prenait 16 places sur 27 alors qu’il y avait 6 parties prenantes. En 2016 à Dalaba, nous avons installé tous les démembrements  malgré  quelques difficultés causées par l’UFDG » a-t-elle rappelé.

Face à cette situation, la commissaire s’est dite prête à lutter pour son indépendance. « Je n’accepte pas la raison donnée par le président de la CENI car cette raison me prive de mon indépendance en tant que commissaire » a-t-elle dénoncé.

Ibrahima Sory Moussa SYLLA

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