Les guinéens ont entamé le Ramadan avec une  grève déclenchée dans le secteur bancaire.  Et à l’allure des choses, personne ne sait exactement la date de la fin de cette grève.  Les négociations entamées, pourtant sous la houlette du gouvernement, semblent échouer. Aggravant la souffrance de milliers clients des banques du pays.

 

Dans une déclaration, la Fesabag, le syndicat des travailleurs des banques, accuse la « mauvaise foi » de leurs patrons, l’APB (Association des professionnels de banques).

 

Vendredi 26 Mai, le Premier ministre Mamady Youla et le Gouverneur de la Banque centrale ont invité les protagonistes du secteur bancaire afin d’aider à trouver un compromis. Selon la Fesabag, une proposition d’accord a été trouvée par le gouvernement et accepté par les parties.

 

Mais samedi 27 mai, « l’APB est revenue sur cette proposition, ramenant ainsi les négociations au point départ », regrette les employés de banques. La Fesabag rend d’ailleurs responsables les patrons de banques de tout ce qui adviendra.

 

Depuis le 23 mai dernier, à la suite de l’expiration de son préavis de grève, la Fesabag a déclenché une grève générale illimitée au niveau des banques, assurances et institutions de microfinances du pays. Sur le terrain, le mot d’ordre semble être respecté à la lettre. Abdoulaye Sow, le premier responsable de la FESABAG semble occupé ce lundi: «Nous allons continuer la grève jusqu’à la satisfaction de nos revendications légitimes » menace samedi, le secrétaire général de la Fesabag, Abdoulaye Sow. Sauf que cette grève des banques tombe dans un contexte difficile. Economiquement mal en point, la population guinéenne voit sa situation empirer avec cette situation de débrayage qui perdure au niveau des banques. Impossible de retirer le moindre sous, le citoyen commence à tirer le diable par la queue.

 

Les fonctionnaires dont le virement de salaires tombe également  dès le 25 du mois, sont obligés d’attendre la fin de cette grève.

Le mois de ramadan implique de dépenses extra pour les familles musulmanes. Avec ces guichets de banques inaccessibles, nul besoin de noter que le musulman guinéen entre mal dans le mois de Ramadan.

Ce lundi 28 mai 2017, les syndicalistes  ont fait savoir que rien n’a encore bougé. «On est venu leur dire qu’il y a un blocage par le fait du mépris et du refus du syndicat des patrons des banques, l’Association Professionnelle des Banques (APB)», a confié M. Alpha Baldé, le deuxième Secrétaire général adjoint de la Fédération Syndicale  Autonome des Banques, Assurances et Microfinances  de Guinée (FESABAG).

 

Les négociations restent toujours grippées au niveau du premier point, relatif au relèvement de la valeur du point d’indice.   «Il y a eu des tendances proposées par les autorités et que nous nous avons acceptées à la demande de Louis Bemba Soumah, Secrétaire général de l’USTG. Les patrons aussi avaient donné leur accord de principe mais lorsqu’il s’est agit de retourner autour de la table et parler des dix autres points, l’APB est revenue sur sa décision», a-t-il expliqué,

La grève continue, conclut ce responsable syndical qui fait savoir aussi que les négociations vont continuer. Selon lui, toutes les parties devraient se retrouver à nouveau à la primature à partir de 11 heures pour continuer les négociations.

 

Thierno Abdoul Barry

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