C’est avec le slogan ‘’le journalisme de terrain à haut risque en Afrique’’ que le reporter sans frontière a abordé la question Afrique dans son classement. Un rapport qui voit la Guinée dégringolée en perdant trois places. Tenez, dans le classement de 2017, la Guinée occupait la 101e place contre 104e en 2018.

 

Selon le rapport, l’Afrique conforte sa troisième place dans le Classement des zones géographiques avec un indice global qui s’est légèrement amélioré par rapport à 2017. Mais ici, les situations restent très contrastées sur le continent, où les journalistes sont encore régulièrement victimes d’intimidations, d’agressions ou d’arrestations dénonce le rapport.

 

Pour revenir sur la Guinée, le rapport cite les propos du chef de l’Etat qui, a directement menacé de fermeture les médias susceptibles de donner la parole à un leader syndical. Une déclaration qui aurait contribué à créer un climat d’hostilité à l’égard de la presse. Le même rapport évoque la fermeture de certaines radios et surtout la suspension de certains journalistes. Sans oublier le cas des journalistes qui ont été parfois pris à partie par des manifestants.

 

Les trous noirs de l’information restent quant à eux trop nombreux : l’Erythrée (179e), avant-dernière du Classement mondial, Djibouti (173e), le Burundi (159e), ou encore la Somalie (168e), avec quatre journalistes tués lors d’attaques terroristes en 2017, sont les pays africains où la liberté de la presse est constamment étouffée.

 

A rappeler qu’en Afrique la Namibie (26e), n’a toujours pas adopté la loi promise sur l’accès à l’information et cède sa première place régionale au Ghana (23e).

Synthèse de Aboubacar Condé

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