’Aux âmes bien nées la valeur n’attend point le nombre des années’’. Cette vérité de La Fontaine sied bien à ce jeune artiste qui, malgré son jeune âge fait montre de  grande capacité d’imagination et de créativité. En témoigne ce projet d’album composé de plusieurs titres dont il cherche à produire. Déjà, à écouter le single diffusé sur les antennes des radios de la place et à voir le clip, on se dit sans risque de se tromper que cet universitaire (spécialisé en odontostomatologie)  ira loin et très loin même. Plus d’amples explications sur son projet de disque, lisez dans les lignes qui suivent l’interview que cet artiste en herbe a accordée à notre reporter.

 

Le Diplomate : Quelle est l’actualité musicale du voyageur ?

 

Balla Guilavogui : Je suis actuellement sur deux projets différents. Pour l’instant, je donne juste un avant-goût et prouver au public la dimension musicale de ce que je leur réserve. En vérité, je suis en train de préparer un album costaud qui sera très bientôt sur le marché de disque guinéen. Donc mes singles qui passent sur les télévisions nationales, privées et autres radios, interpellent  tout le monde sur l’arrivée prochaine l’album ‘’le Voyageur’’. J’avoue que je prépare un album riche et varié.

 

Quel est le nom de cet album riche en enseignement?

Et bien, je me réserve de dire le nom de l’album. Quand le jour viendra les gensle sauront. Je préfère surprendre avec le titre. Je laisse les commentaires aux critiques musicaux pour trouver un titre probable à cet album.

 

Qui gère aujourd’hui cet album en matière de structure d’encadrement? Actuellement j’évolue en solo.  Je n’ai pas de producteur. J’évolue grâce aux aides des personnes de bonne volonté et de mes petits moyens financiers. Je suis confronté à beaucoup de problèmes financiers. A date, j’ai besoin d’un producteur pour m’aider à faire sortir cet album. On dit souvent quand quelqu’un te lave le dos toi aussi il faut  te laver le ventre. Donc,  je ne peux pas rester bras croisé, il faudrait que je sorte, que je  me mettre au boulot afin de prouver aux gens ce que je sais faire.

 

Est-ce à dire que vous n’avez jamais eu de producteur ?

Non ! J’avais eu un producteur en 2015. On avait même signé un contrat mais le contrat n’a pas porté fruit parce que le monsieur c’est un guinéen qui vit en France. Il était venu à Conakry et m’avait dit qu’il allait me produire mais malheureusement quand il est venu, je crois qu’il y’a eu plein de problème et finalement on était obligé de résilier le contrat afin de se quitter à l’amiable, sans problème. Je pense que c’est le destin. Dieu n’a pas encore décidé. Qu’à cela ne tienne, je suis en train de chercher un producteur.

 

Nous savons que le marché de disque guinéen est saturé. Alors quelle sera la particularité de votre album ?

 

Il est vrai que le marché de disque guinéen est  saturé mais vous savez, en matière de musique il faut d’abord beaucoup réfléchir et voir de quoi la population a besoin. Un artiste c’est quelqu’un qui véhicule de bons  messages, qui parle des problèmes de la société avec une certaine créativité. C’est comme ça qu’on peut attirer les gens. Moi en tant que voyageur, j’ai réussi à visiter beaucoup de localités du pays, j’ai appris quelques langues nationales (le soussou, le pular, le malinké, le konon, le guerzé, le toma…). J’ai même un son dans lequel je sensibilise tout le monde dans sa langue.

 

Quel est votre dernier mot à l’endroit du public ?

Je remercie ma famille, ma maman chérie, mes frères qui me soutiennent et la presse pour ce qu’elle est en train de faire pour moi. Ce qui fait que je suis l’un des artistes les plus médiatisés de la Guinée et je remercie tous mes fans et toutes les personnes de bonne volonté qui m’accompagnent. Surtout, le bon Dieu de m’avoir donné la santé et qui me guide mes pas. Je remercie également mes encadreurs qui ont participé à ma formation jusqu’à la fin de mes études. Aux Guinéens c’est de s’accepter car ce pays a besoin de paix. C’est seulement dans la paix qu’on peut avancer et sans la paix on ne peut rien bâtir. Il faudrait que chaque guinéen sache que nous sommes fils d’Adam et d’Eve et que c’est le même sang qui circule dans nos veines.

 

Réalisée par Jean Kourouma et

Ibrahima Sory Moussa SYLLA

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