La concession du port autonome de Conakry fait bruit par les temps qui courent à l’international. Un bruit judiciaire qui risque de porter préjudice à plus d’un en Guinée si les faits sont réels. C’est pour remettre les pendules à l’heure et éclairer l’opinion nationale et internationale sur la procédure que la commission administrative d’enquête guinéenne qui, avait travaillé sur ce dossier à juger utile de livrer sa part de vérité ce jeudi 26 avril à Conakry. Mais comment en ait-on arrivé là ?

 

C’est cette question que cette commission a tenté de répondre à l’occasion de cette conférence de presse. Selon ses membres, l’affaire remonte à 2008 quand l’Etat guinéen avait lancé un appel d’offres international pour la gestion du port à container de Conakry.

 

À l’époque, « trois sociétés avaient manifesté leur candidature. Il s’agit de Getma, Bolloré et Maes. Et Getma a été retenu malgré des multiples défaillances par rapport aux critères de recrutement. Mais Getma avait des propositions convaincantes sur sa performance et sa capacité financière. Ce qui avait poussé la commission administrative d’enquête de recrutement à le retenir » relate le rapporteur de la commission d’enquête

 

Après quelques années de gestion du port, GETMA-NECOTRANS a montré ses limites et n’a jamais honoré ses engagements conformément à la close de recrutement, précise M. Sory CAMARA ex directeur général du port autonome de Conakry.

Pourquoi Bolloré ?

Évoquant les raisons de l’attribution de la concession à Bolloré, M. André Camara consultant et rapporteur de ladite commission a déclaré : « c’est du fait que les défaillances et les faiblesses ont persisté dans la gestion de Getma que le gouvernement guinéen a décidé de recruter un partenaire qui serait en mesure d’honorer ses engagements. C’est pour cette raison que la gestion du port a été attribuée à Bolloré. Et au bout d’un an et demi, Bolloré a réussi à remplir une partie de ses engagements notamment l’extension du port, l’approfondissement du quai mais aussi avec et l’engagement de tous les travailleurs ».

Mise au point

À la fin de leur communication, les membres de la commission ont rappelé que cette sortie médiatique n’a rien à voir avec l’interpellation de l’homme d’affaires Vincent Bolloré. .

Emmanuel Boeboe Beavogui

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